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Projet de recherche « Communales 2012. »

Élections communales de 2012 en Wallonie : Stratégies et résultats électoraux

Publications et conférences

  • Matagne Geoffroy, Dandoy Régis, Dodeigne Jérémy, Reuchamps Min, Vandeleene Audrey, “Balancing Local Candidate Recruitment in Belgium”, ECPR General Conference, Panel “Local Parties and Political Recruitment”, Science Po Bordeaux, Bordeaux (France), 5-7 September 2013, 18 p.

  • Matagne Geoffroy, Dandoy Régis, Dodeigne Jérémy, “Les dimensions locales et nationales des élections communales d’octobre 2012 en Région wallonne : une étude des stratégies électorales“, paper presented to the 5th congress of the French-speaking political science associations, Luxemburg (Luxemburg), 26 April 2013.

Description du projet

Au lendemain du scrutin des élections communales et provinciales du 14 octobre 2012, comme souvent à l’issue d’un scrutin, tous les présidents de partis clamaient haut et fort la victoire de leur formation politique. C’est une image bien connue, il faut convaincre l’opinion publique et ses militants des bonnes performances de son parti.

Les enseignements des résultats électoraux communaux sont pourtant plus complexes à analyser que les élections régionales et fédérales. Tout d’abord, la « spécificité » du niveau local, où les personnes comptent (au moins) tout autant que le parti (ou plutôt la liste), rend les comparaisons avec les niveaux régional et national souvent peu pertinentes. D’ailleurs, seule une petite majorité des 1012 listes présentées était officiellement liée à une des quatre formations traditionnelles. Ensuite, les situations politiques des 262 communes de Wallonie sont extrêmement diverses : là où de nombreuses majorités communales se maintiennent sans (presque) aucune surprise, des majorités absolues s’effondrent alors que des accords pré-électoraux sont reniés dans d’autres localités. Enfin, les 19.675 candidats ont des profils pour le moins hétérogènes : dans les petites communes où s’investissent largement les concitoyens « amateurs » en politique, l’image contraste radicalement avec le combat des « professionnels » pour arracher l’écharpe mayorale dans les grandes villes de Wallonie.

Les stratégies communales répondent donc à des situations et des dynamiques très différentes qui seront analysées par ce projet de recherche interuniversitaire (ULB, UCL, ULg), dont les objectifs sont à la fois empiriques et méthodologiques.

Empiriquement, l’objectif est de comprendre les résultats des élections communales sur base des stratégies des partis locaux et nationaux. La question initiale porte ainsi sur l’étude des spécificités locales ou provinciales et de la mesure dans laquelle on peut généraliser ces stratégies et ces résultats à l’échelle de la Région ou du pays. Ces spécificités sont analysées selon les types de communes (grandes et petites, urbaines et rurales, etc.) et présentant une large variété de listes et de candidats. Les stratégies d’alliance électorale, de formation, d’ouverture et de dénomination des listes (offre électorale) sont ainsi étudiées en lien avec les performances électorales correspondantes.

Afin de comprendre et comparer les communes, le défi méthodologique de ce projet implique une mesure adéquate du poids des partis (nationaux) au niveau local. Or, cette mesure n’existe pas encore à ce jour. Malgré l’existence d’une proximité politique, de nombreuses listes au niveau communal ne reprennent pas les dénominations des partis (nationaux) mais bien des étiquettes « locales » telles que IC (Intérêts Communaux), LB (Liste du Bourgmestre), etc. Pour chaque liste, une série d’informations a été collecté afin de déterminer la parenté entre la liste communale et les partis existants au niveau national, tels que le nom de la liste, sa tendance politique, la présence de candidats appartenant à d’autres partis ou de dissidents d’autres partis, le présence de candidats d’ouverture, la présence de candidats occupant une fonction législative ou exécutive au niveau régional ou national, etc. Il s’agit d’une liste non-exhaustive puisque plus de 30 variables sont encodées pour chaque liste.

Responsables du projet

  • Régis Dandoy, FLACSO / Université Libre de Bruxelles / Université catholique de Louvain rdandoy@ulb.ac.be
  • Geoffroy Matagne, Université de Liège gmatagne@ulg.ac.be
  • Min Reuchamps, Université catholique de Louvain min.reuchamps@uclouvain.ac.be
  • Jérémy Dodeigne, F.R.S.-FNRS / Université de Liège / Université catholique de Louvain j.dodeigne@ulg.ac.be

Les chercheuses et chercheurs qui ont participé à projet sont : Anissa Amjahad (ULB), Damien Bol (Université de Montréal), Régis Dandoy (FLACSO, ULB et UCL), Jérémy Dodeigne (ULg et UCL), Vincent Jacquet (ULg et UCL), Valentin Jaminet (ULg), Marine Kravagna (ULg), Geoffroy Matagne (ULg), Jérôme Nossent (ULg), Grégory Piet (ULg), Hugues Renard (ULg), Min Reuchamps (UCL), Anne Saudmont (UCL), Marie-Hélène Schrobiltgen (ULB), Ferdinand Teuber (UCL) et Audrey Vandeleene (UCL).